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Commune de Saivres

INFO

Retour sur la cérémonie du 11 novembre 2022

04/11/2022
Retour sur la cérémonie du 11 novembre 2022
Commémoration du 11 novembre 2022
Discours de Monsieur le Maire de Saivres, Dominique Payet
En ce 11 novembre 2022, nous sommes ici réunis devant le monument aux morts de notre commune afin de commémorer l’armistice du 11 novembre 1918, il y a aujourd’hui 104 ans.
Votre présence citoyenne, ce matin, témoigne de votre attachement à cette commémoration, et je m’en réjouis.
14-18, quatre années d’horreur, d’angoisse, de souffrance, de privations. Quatre années qui virent disparaître plusieurs générations.
Notre commune elle-même a payé un lourd tribut à celle qu’on pensait alors être la « der des ders ». Ils sont 63 enfants de Saivres, 63 Poilus, à être tombés entre 1914 et 1918, et même après des suites de leurs blessures.
En ce 11 novembre 2022, je voudrais rendre hommage à deux d'entre-eux.
Le premier soldat de la commune est tombé au champ d'honneur seulement quelques jours après le début de cette Grande Guerre.
Henri CHANTECAILLE était Adjudant au 100ème Régiment d'Infanterie. Il avait déjà quitté notre commune en cet été 1914 et se trouvait en garnison à Tulle au moment de la mobilisation d'août 1914.
Tué le 28 août 1914, à l'âge de 38 ans, dans les Ardennes. Il fut le premier soldat de Saivres à faire le sacrifice de sa vie dans cette guerre. Le premier à se voir décerner cette tragique distinction car, dès 1914, la qualité de « Mort pour la France » est attribuée aux civils et aux soldats victimes de la Première Guerre mondiale. Comme pour beaucoup, son corps n'a jamais été retrouvé et il figure parmi les nombreux disparus de cette Grande Guerre.
Le deuxième, Julien ELIE. Capitaine du 232e régiment d'Infanterie est le dernier enfant de notre commune mort sur le champ de bataille à seulement quelques heures de l'armistice du 11 novembre.
Né à Saivres, en 1879. Il est tombé au champ d'honneur le 8 novembre 1918, à 39 ans, ironie du sort lui aussi dans les Ardennes. Il est inscrit sur son avis de décès « tué à l'ennemi ». A l'heure de la contre-offensive des Alliés, Français, Britanniques et Américains, les Allemands reculent mais résistent toujours.
On nous raconte les dernières heures du capitaine Elie :
L’ennemi qui a maintenu une tête de pont sur la rive sud de la Serre, oppose une vive résistance. Le mouvement en avant du régiment reprend le 6 novembre et la Serre est franchie sans attendre l'installation de passerelles.
Bosmont, la ferme de Bellemont et Bray en Thiérarche sont successivement enlevés malgré la résistance des allemands.
Le 8 novembre, le 5e Bataillon est placé en réserve de brigade et est relevé par le Bataillon PATTON (370e R.I.U.S.). Le 6e Bataillon lui, continue sa progression. Il se heurte à la résistance acharnée d'un groupe ennemi établi dans la ferme et aux abords d'Aubenton. La ferme n'est enlevée qu'après un très vif combat.
Pertes: un officier tué, le Capitaine Elie ainsi que 6 soldats et 17 blessés.
Julien Elie comme Henri Chantecaille ont fait le sacrifice de leur vie pour libérer la France et contribuer ainsi à sa victoire.
Nous ne devons pas oublier la somme d’héroïsme de nos soldats d’alors, ni les souffrances de leur famille, non plus la solidarité extraordinaire qui s’est fait jour dans les tranchées comme dans l’ensemble du pays.
Ces deux enfants de notre commune tombés aux premier et dernier jours de cette Grande Guerre, tous ces hommes, souvent très jeunes dont les noms sont gravés sur ce monument aux morts, nous rappellent inexorablement, inlassablement, combien la guerre est le pire fléau de l'humanité et combien, en ces heures difficiles, la paix est un bien précieux.
Parce que la paix ne dépend finalement que de nous, aussi il convient d’enseigner aux jeunes générations qu’elle régresse quand se renforce la haine de l’autre, qu’elle s’affaiblit d’une compétition absurde entre les peuples.
En cette journée du 11 novembre 2022, il n’est pas trop tard pour continuer à faire de ce siècle un siècle de paix et de progrès pour nos enfants.
La mémoire de tous ces combattants, des 10 millions de morts de cette guerre atroce, nous incitent, nous obligent, à réfléchir et, à œuvrer pour que, ce qui devait être la Der des ders, ne se reproduisent plus jamais.
Sachons tirer les leçons du passé afin de construire un avenir meilleur.